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Réflexions hongroises

 

Des Hongrois et de la langue hongroise

(Ma) première remarque c’est qu’une très grande majorité des Hongroises sont dotées d’une assurance contre la noyade à toute épreuve … C’est très agréable …
Le garçons sont généralement grands et assez beaux. Il est toutefois difficile de classer les Hongrois dans une ethnie européenne bien définie.

La langue hongroise ne ressemble à aucune langue européenne.

Ni slave, ni saxonne, ni latine ni germanique elle trouve ses origine dans
la langue des « finno-ougriens » (Magyars) qui arrivent dans la région
vers le IX ème siècle de notre ère.

On pense que « Hongrois » trouve ses sources dans « Huns » qui envahirent
la région au IV ème siècle.

Ce serait banalité de dire qu’ils sont gentils, accueillant, fiers ou autres qualités
que le voyageur aime attribuer aux indigènes des pays qu’il visite.

Les Hongrois vivent leur nouvelle vie (12 ans qu’ils se sont libérés du joug communiste).

Même s’ils ont voté à une très forte majorité l’adhésion de leur nation au sein de l’Europe (avril 2004) ils ne semblent pas excités par cette prochaine échéance. De même qu’ils ne tirent aucune gloriole de leur passé : la résistance aux Turcs de Soliman le Magnifique ou encore contre l’oppression soviétique.

 

(voir l’extrait ci-après tiré de « La crise polonaise et révolution hongroise »
de Antoine Carbonneau et Louis Dorval-Douville)


Le 27 juin 1956, des journalistes, des historiens et des écrivains hongrois se rencontrent dans un débat public.

On y discute des solutions envisageables pour amener du changement dans le pays.

Pour la majorité des gens présents, le retour au pouvoir d'Imre Nagy,
destitué de ses fonctions en 1955 à cause de son nationalisme antisoviétique,
est la solution à leurs problèmes.

Le 23 octobre de cette même année, les étudiants organisent une manifestation
dans Budapest, la capitale de la Hongrie, pour démontrer leur soutien
aux Polonais, où la révolution semble avoir triomphé.

Mais bien vite, les chars d’assaut russes changent ce qui est au départ
un simple rassemblement étudiant, en une insurrection antisoviétique.

Durant la nuit de cette même journée, Gerö, le Premier Secrétaire
du Parti des travailleurs, demande l’aide d’Imre Nagy pour reprendre
le contrôle de la situation dans la ville.

Ce dernier devint le lendemain Président du Conseil. --------------------------------------------------------Imre Nagy

Pourtant, le calme n’est pas encore rétabli et la révolte prend de l’ampleur; des milliers de soldats hongrois et d’ouvriers s’unissent aux étudiants.

Le 25 octobre 1956, Gerö est remplacé. Pourtant, l’insurrection se poursuit toujours; au cours de cette même journée,
des policiers tirent sur la foule de manifestants, provoquant un bain de sang ainsi qu’une aggravation de la révolte
dans le reste du pays.

Imre Nagy s’adresse à la population dans un discours radiodiffusé, dans lequel il promet un changement radical
dans le système politique
du pays. L’URSS, qui est en parfait accord avec l’agissements de Nagy,
voit dans cet acte un moyen de régler le conflit. Le 28 octobre, Imre Nagy ordonne un cessez-le-feu et l’évacuation
des troupes soviétiques . Il proclame également la tenue d’élections libres.

Le 29 octobre, le conflit qui dure depuis 6 jours semble s'apaiser ; les troupes russes quittent Budapest,
la police politique est démantelée et les pourparlers entre les révolutionnaires et le gouvernement sont entamés.

Pourtant, la crise de Suez vient tout bouleverser.

L’URSS voit l’action occidentale en Égypte
comme un bon prétexte pour envahir la Hongrie
et y rétablir un communisme soviétique.

En réponse à l’entrée de troupes soviétiques en Hongrie,
Nagy annonce la neutralité de la Hongrie et sa sortie
du pacte de Varsovie.

Le 4 novembre 1956,
les soldats soviétiques envahissent Budapest.

Deux mille manifestants sont abattus, -------------------------------------------------------Budapest novembre 1956
des milliers d’autres
arrêtés ou déportés.

Imre Nagy, qui a tenté en vain de trouver une solution pacifique au conflit, se réfugie à l’ambassade yougoslave.

Le 10 novembre, on déclare l’état d’exception.

C’est le 16 novembre que la grève se termine. Les Soviétiques contrôlent par la suite la totalité de la Hongrie
avec une main de fer. Un grand coup vient bouleverser la population :
Irme Nagy et quarante-huit de ses semblables sont enlevés par les Russes.

Ils sont emmenés en Roumanie, où Nagy et trois de ses confrères sont pendus, le 16 juin 1958.

Cinquante ans de communisme n’ont en rien entamé leur mode de vie.

Goulash, violon, cymbalum et chevaux ont résistés à cette sombre période qui aujourd’hui
n’est plus qu’un mauvais souvenir.

La grande majorité des Hongrois parle allemand et heureusement ! Mais j’ai ressenti un début d’adaptation à la langue de Shakespeare. Le français, malgré les efforts de Mr Delanoë qui a exporté à Budapest l’idée de « Paris Plage », reste encore une langue inconnue.

Je parle quelques langues mais je dois admettre que le Hongrois reste pour moi d’un total hermétisme. Ma seule consolation reste quand un jour un ami hongrois, Zsolt, avec qui on discutait à propos de sa langue, m’a dit :

« çebimde çok elma var »

ce qui en hongrois comme en turc veut dire mot à mot:

« j’ai beaucoup de pommes dans ma poche »

La Hongrie a connu une activité économique forte
tout au long des dernières années.


La croissance du PIB atteignait 4,4 % en 1997.

En 1998, l'économie hongroise a progressé
de 5,1 % grâce à la demande intérieure.

En 1999, l'économie hongroise a progressé de 4,5 %.

Un an plus tard, l'économie hongroise a affiché
une croissance de 5,2 %, soit le taux
le plus élevé depuis le début de la transition.

Malgré une détérioration de l'environnement international,
le PIB a continué d'augmenter à un rythme de 3,8 %,
et semble atteindre les 3 % durant le premier semestre 2002.

En moyenne, la croissance a été de 4,5 % depuis 1997.
Le recul du chômage est l'un des succès majeurs
de la Hongrie
durant cette phase de transition.

Depuis 1997, le chômage est graduellement passé
de 9,0 % à 5,7 % (2001).

De la Table …

Pour le petit déjeuner le café « expresso » à l’italienne est de mise.

Ce qui fait qu’en ce qui me concerne et vu la quantité de café que j’ingurgite le matin, je frôle la ruine … !

Saucisson à l’ail, jambon et une espèce de chorizo bien fort accompagnés de beurre constituent l’essentiel du repas matinal.

Abi s’y est bien acclimatée.

Le goulash est bien sûr le plat principal.
En voici deux recettes :


Goulash du chasseur
sophistiqué

Préparation 30 minutes Cuisson 1 h 30 Pour 6 à 7 personnes

Ingrédients :

1,2 kg d'épaule de chevreuil ou de marcassin
(désossée dénervée et coupée en petits cubes)
500 g d oignons
200 g de girolles ou de cèpes frais
200 g de champignons de Paris
1 bouquet garni
4 dl de bouillon de bœuf préparé avec du concentré)
2 dl de vin rouge corsé
1,5 dl de crème fraîche
4 cuillerées à soupe de paprika
4 cuillerées à soupe de farine
1 morceau de sucre
1,5 dl d'huile
20 grammes de beurre
sel poivre

Préparation :

Pelez et hachez les oignons ;
faites-les fondre longuement sur feu doux dans une cocotte
où vous aurez préalablement fait chauffer l 'huile.

Ajoutez ensuite la viande coupée en petits cubes , montez le feu et faites-les dorer en remuant souvent.

Saupoudrez de farine et remuez jusqu à ce qu elle roussisse ; puis saupoudrez de paprika.

Remuez pendant 1 minute et baissez le feu le plus possible, couvrez et laissez mijoter 10 minutes.

Salez légèrement, poivrez ajoutez le sucre et le bouquet garni, mouillez avec le bouillon brûlant.

Couvrez à nouveau et laissez cuire à feu doux pendant 1 h 30 en remuant de temps à temps.

Triez et nettoyer délicatement les champignons, émincez-les ; poêlez-les sur bon feu,
pour que toute leur eau de végétation s'évapore, avec les 20 g de beurre pendant 5 minutes puis réservez-les.

Versez le vin dans une casserole et faites-le réduire du quart sur feu vif.

Ajoutez-le dans la cocotte ainsi que les champignons à mi-cuisson.

La cuisson terminée, incorporez la crème fraîche mélangez bien, puis retirez du feu après quelques bouillons.

Servez ce plat bien chaud.

Conseil la tradition veut qu’on serve le goulasch avec des pâtes fraîches.

Vous pouvez aussi l accompagner de choux de Bruxelles aux lardons.

 


Goulasch Esterházy
populaire

Temps de préparation : 60 Min.

Ingrédients pour 4 personnes:

800 g de ragoût de bœuf
2 cuillérées à soupe d'huile
1 dl de vin rouge
3 dl de bouillon de bœuf corsé
sel
poivre fraîchement moulu
1 cuillerées à soupe de paprika
4 carottes
1/2 céleri
1 - 2 poireaux
1 oignon


Préparation :

Faire revenir la viande dans l'huile grésillante.

Déglacer au vin rouge.

Réduire un peu et ajouter le bouillon, puis le paprika.

Laisser mijoter durant 45 minutes environ.

Ajouter éventuellement un peu d'eau.
Parer et laver les légumes, les tailler en julienne.

Ajouter à la viande et poursuivre la cuisson durant 10 minutes.

Beaucoup de poissons au menu.

Poissons d’eau douce bien sûr, carpes, truites, tanches, brochets frits ou cuisinés.

Pas de véritables spécialités régionales sinon la belle tranche de foie-gras de canard grillée accompagnée de légumes.

Du porc aussi, beaucoup de porc sous toutes ses formes accompagné de frites
(elles sont excellentes et même meilleures que nos frites nationales !)

Quant à la quantité, elle est copieuse mais pas de triche ! Quand on commande une côte de porc il y en a généralement deux.

Le vin est très moyen. Il vaut mieux commander (ou acheter) un blanc « Olaszreisling » de la région du Balaton.

Le rouge est franchement mauvais même le fameux Tokaj du nord. Mais cette remarque est toute personnelle !

Les Hongrois boivent volontiers de la bière et partout on trouve de la bière sans alcool car attention en Hongrie
le taux d’alcool toléré au volant est de …0.


Des routes et de la conduite

Beaucoup de nouveaux riches … donc beaucoup de grosses voitures Allemandes ou Italienne pour la plus part.

Même si la police est impitoyable (le code de la route est identique à celui en vigueur en France) les limitations de vitesse
et le respect de la signalisation sont très peu appliqués par les conducteurs.

La courtoisie envers les piétions est quasi inexistante.

Attention aux usagers des autoroutes !!!

L’étranger, ne voyant pas de postes de péage
pense que les autoroutes sont gratuites.

Erreur ! Des vignettes sont vendues dans différents points
(stations service etc …) pour une certaine durée
– de quelques heures à quelques mois –
le défaut de ce petit timbre peut coûter très cher !

Le must, aujourd’hui, est d’avoir
conservé sa « Trabant » et de s’en servir,
voire de l’équiper d’accessoires psychédéliques . -----------------------------------------------la Trabant

Cette voiture fabriquée en RDA est aujourd’hui mythique. Il fallait plusieurs années de patience pour en obtenir livraison
(quelques fois 15 ans pour certains modèles) suit une blague très courante au sujet de ce véhicule ! la Trabant


Un milliardaire américain discute avec un ami :

-" J'ai entendu qu'en R.D.A. ils construisent des autos fabuleuses. Des Trabant ça s'appelle, elles ont un tel succès qu'il faut attendre des années avant d'en avoir une. Je vais en commander une tout de suite !"

Le lendemain, il téléphone en R.D.A., où on est ravi (et étonné) de pouvoir exporter une Trabant aux USA. Quelques temps après, le milliardaire revoit son ami.

-"Alors, demande ce dernier, ta Trabant ça en est où ?

- Ça roule ! Ils m'ont répondu très vite, et m'ont dit qu'ils allaient m'en envoyer une le plus vite possible.

Je l'attends toujours mais j'ai déjà reçu en cadeau surprise un modèle réduit. Même qu'il roule aussi !"


Un surprenant panneau fleurit sur les routes nationales.

"Interdit aux charrettes tractées par des chevaux"

Les routes sont en général excellentes. Il y a peu d’autoroutes. En ce qui nous concerne nous n’avons pratiquement pas emprunté d’autoroutes et nous n’avons jamais eu affaires à la maréchaussée malgré quelques « écarts ».

 


Du climat

La région du lac Balaton est réputée pour son micro climat !

Au cours de mes deux voyages dans cette région
je n’ai jamais pu constater la chose.

Vents violents, pluies intempestives, en septembre
ou en juin même scénario, au grand dam de mon ami Rudi
qui ne cesse de vanter les qualités de douceur de sa région.

Partout ailleurs nous avons eu un temps clément et chaud.

Mais ne perdons pas de vue l’exceptionnelle chaleur ---------------------------------------le lac Balaton, ombrageux
qui a sévi eu Europe cet été 2003.

Donc difficile de tirer des conclusions valablement vécues.
Notons aussi que ce n’est pas le manque d’eau qui menace la Hongrie.

 

Budapest

C’est une ville émouvante, grouillante, vivante et très belle. Coupée en deux par le Danube et reliée par plusieurs ponts.

Buda est l’enfant pauvre et Pest le fille chérie. Buda, sur la rive droite,
ne possède que la colline du château.

Pest tout le reste. Eglises, basiliques, opéra, académies, le fameux Parlement,
les boutiques de luxe et les grands hôtels.

Les moyens de transports sont nombreux peu coûteux et parfaitement organisés.

Tramways, bus, métros et trains urbains desservent toute la cité et ses environs.

Exemple pratique :

Dans le tramway un panneau défilant indique
visuellement et oralement le nom de la prochaine station.

Pratique pour les aveugles et les étrangers.

De même les feux tricolores sont dotés d’un bip qui signale
le libre passage.

Nous avons dû voir, en tout et pour tout deux
ou trois mendiants encore que ceux-la jouaient du violon
et ils en jouaient bien.

Pas de SDF en vue. Les cacheraient-ils ?

Je ne pense pas !

Enfin à Budapest on peut se baigner en pleine ville
dans le Danube il y a des plages partout.

Alors Monsieur Delanoë a quand Paris Budapestisé ?

 

Buda ........... Pest

Szechenyl Lanchid - le pont des chaines
Buda ... en chantier ... et déjà Mac Donald est là

 

Août 2003


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