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Thessalie


19 juin


Encore une très bonne nuit à la belle étoile. Réveil à 7 h

Au petit déjeuner appréhender la forêt d’oliviers
et le port d’Itéa au soleil levant est un tour de force
mais après quelques cafés et quelques efforts …

Le couple de hollandais harleyiste
qui étaint sur le ferry avec nous, sont partis tôt ce matin.

Ils étaient là à notre arrivée mais n’avaient exprimé
aucune envie de visiter les vieilles pierres.

Ils ont été remplacés par trois autres motards
(Drag – Yamaha – Harley) dont un jeune mutilé de la jambe gauche mais fidèle parmi les fidèle à sa bécane.

Nous partons à regret. C’est souvent. Direction Amphissa et Lamia. La route superbe crapahute dans les montagnes entre les monts Giona et Parnasse puis entre les monts Iti et Kalidromos qui mène vers la plaine de Thermopyles.

Notre carte optimise les autoroutes et nous nous retrouvons sur une superbe route nationale, manquant complètement Léonidas et ses 300 vaillants spartiates.

Et voici Lamia, faux port, que nous évitons pour remonter rapidement sur Volos.

Vers midi nous nous arrêtons pour déjeuner entre
Stilidha et Akhladhi sur le petit port de Raches.

Pas touristique, il fallait le trouver ce petit trou.
Olger, jeune étudiant en informatique
et serveur en été, nous accueille dans la cuisine
de la taverne « to Gioussouri » au bord de la mer.

Pageots frais du matin et crevettes géantes
accompagnés, faut-il le préciser d’une horiatikia,
arrosés de résiné.

 



Un pêcheur apporte quatre gros poulpes que le patron
cintre sur la potence.

Olger nous prend en photo, Audrey et moi.
C’est la première sur laquelle nous serons ensemble.

Re photo devant les poulpes crucifiés.

Promesse de lui envoyer les tirages.


Snack-Bar « ouzerie to Gioussouri »
Christos Triantafilou
Paralia Rachon -RACHES GR 18900

Pour envoyer les photos à l’attention de Olger

Nous reprenons la route vers Volos.

La Grèce est un immense chantier.
Du Hilton au Grande Bretagne, du Parthénon aux sites archéologiques, les autoroutes, les cartes routières, tout cela est en chantier. Que se passe-t-il donc en Grèce ? Nous sommes en 2002 et en 2004 les Jeux Olympiques reviendrons au bercail. Alors ce remue-ménage est compréhensible.

 


Pourtant on ne voit nulle part d’annonces tonitruantes sur cet événement.
Bien sûr on pourra louer une suite au Grande Bretagne et siroter des martinis dry au lobby du Hilton.
Mais pourras-ton boire un ouzo ou un verre de retsina sous les oliviers d’Epidaure ou de Delphes sans se faire houspiller par une gardienne acariâtre ?

Sur ces réflexions nous arrivons à Volos que nous traversons directement. Direction le mont Pilion et le camping Hellas à Kato Gatzea sous les oliviers centenaires et les pieds dans une mer qui ravit Audrey et qui va à la chasse aux trouvailles.

Elle s’est acheté des lunettes de nage.

Je m’installe sous un énorme olivier pour écrire ces quelques lignes avec un « miso kilo ».

Nous avons passé le cap des 3000 km vers Kala Nera, tout près d’ici. Audrey revient ravie de son crapahutage.

Poissons et autres crabes et crevettes étaient au rendez-vous. Fatigués, nous dînons sur place et dodo assez tôt.

km 3008

PS/ important – Nous avons appris qu’Abi est propre …


20 juin

Bonne nuit, bon petit déjeuner et nous voilà parti pour Volos. Nous tentons de prendre le petit train tortillard mais en vain, il ne fonctionne pas aujourd’hui.

Volos a hyper grandi. Défiguré, disparu le petit port. Marinas interminables. Bordées d’interminables café-restaurants à cafés-frappés. Déçus. Un petit tour en ville et nous partons déjeuner à Kala Nera les pieds dans l’eau. Souvlaki et morue « skordhalia »


Après une petite sieste réparatrice
nous enfourchons Bibiche pour une virée sur le mont Pilion
par Milies et Tsangaradha, station de ski à 1550 m. eh ! oui.

Du haut du col nous découvrons les deux côtes
est et ouest, découpées, dentelées avec leurs petites
calanques vertes émeraudes.

Nous cherchons desesperement l’église
de Aghia Paraskevi devant laquelle trônerait
un platane millénaire.


Nous finissons par le trouver. Extraordinaire.

Le retour sur 35 km de virages est un régal
sans notre chargement.

Bonne route mais avec un changement
de revêtement intempestif un peu contraignant.

Retour au camping, apéro et dîner sur place.

km 3127

 

 

21 juin

Ce matin Brésil/Angleterre.

Alors après le petit déj. Télé. Victoire logique du Brésil malgré l’expulsion de Ronaldinho.

Nous emballons en filons déjeuner chez Pâris, (un autre celui-la) à Kala Nera.
Crevettes pour tous. Nous ne reverrons plus la mer jusqu’à Igoumenitsa !

Nous apprenons par la presse qu'il y a grève chez les mariniers. Elle s’étend à toutes les compagnies y compris Blue Star Ferries.

On verra bien !

Direction les Météores. Petit bout d’autoroute jusqu’à Larissa puis à l’ouest Trikala
Patrie présumée d’Askplepios ou il subsiste encore une magnifique mosquée édifiée
par l’architecte turc Mimar Sinan.

Nous sommes loin de la Grèce des moulins de Mykonos et des maisons blanches du littoral.

Agricole avant tout cette partie de la
Thessalie a le paysage ingrat.

Nous roulons vite…
excellent route … et puis soudain, la bas au fond,
se dressent les premières colonnes des Météores.

Excroissances géologiques un peu semblables
à celles de la Cappadoce anatolienne
dont certaines sont couronnées de monastères.

Kalambaka, Kastraki et voilà le camping « Vrakhos »
le rocher.

Joli camping dans la lignée de ceux du "Groupe Harmonie". Familial. On s’installe.

Deux zèbres se sont attaqués à l’escalade du piton le plus proche. Nous les observons à la jumelle.

Dîner, sur place de brochettes, et dodo.

22 juin


Il faut savoir dormir et se réveiller à côté d’un poulailler.

Très bonne nuit quand même à la belle étoile
sous les bouleaux.

Une poule nous annonce qu’elle va pondre un œuf !

Petit déj vers 9 h 30 et match Espagne/Corée du sud.

Il faut aussi nous débarrasser de nos travellers.

Nous irons visiter le site ce soir en reconnaissance.

La Corée bat l’Espagne aux tirs au but !!!

Après un succulent déjeuner à Kalambaka sous les vignes et en pleine ville – chez Pâris, encore – et loin de touristes, match Turquie – Sénégal.

Mort subite de ce dernier à la première prolongation.

Comme prévu nous partons pour les monastères.

Nous avons tout faux au niveau de la situation du soleil pour les photos.

Promenade très instructive pour demain matin. Nous réalisons
quand même deux photos.

Retour sur Kastraki et repérage d’une taverne pour ce soir.
Internet café, messages à Yves et Jean Marie. Retour au camping
et coups de fil en France.

Dernier ouzo au sons des bouzoukis.

km 3336

23 juin

Audrey a été indisposée par le poulailler.
Réveil tête bêche. Il fait bon. Petit déj et départ pour les Météores.
Nous faisons la même route que la veille mais avec le soleil pour nous. Agios Stéphanos au bout du chemin et nous revenons sur nos pas pour le spectacle. Aghia Triadha, Roussanou et Métamorphosis
en laissant Varlaam à gauche.

Aghios Pnevmas
monastère Roussanou
Grande Météore - Métamorphosis
Vrakhos Kastraki

Grande Météore ou Métamorphosis date de 1380.

Depuis une trentaine d’années site et paysage n’ont pas changé.
Par contre l’accueil et le contexte sont chamboulés.

Malgré l’heure matinale – 10 h –, heure d’ouverture des monastères,
quelques cars posent déjà leur ombre sur le bitume des parkings.

Descente dans le fond de la falaise et remontée
par les escaliers en chantier.
Quelques 250 marches et nous sommes dans le monastère.

Audrey est en pantalon, alors prêt de jupe longue
moi suis en pantalon alors c’est bon (bonjour la parité othodoxe)
2 Euros c’est pas cher.

Mais … le monastère est un musée mitigé lieu de culte,
savant compromis... Malaise religieux.

Métamorphosis s’est vraiment métamorphosée.

Traditions locales et nationales côtoient les cuisines reconstituées
l'ascenseur du monastère Métamorphosis-------------------------------------------------------------------------------et divers ateliers ouatés… sous verre.

L’église est intacte. Les fresques crétoises superbement macabres.

Les cars s’accumulent sur le parking que nous apercevons à tous moments.

Les bobs affluent.
Nous partons pour le camping pour un ouzo et pour un coup de fil au Blue Star Ferries
pour réserver notre retour. Sans succès …

Audrey boude parce que j’écris dans
mon livre de bord à midi …

Après déjeuner, au même petit resto populaire que la veille,
nous revenons pour tenter un nouveau coup de fil à Blue Star.

La grève a pris fin, l’informatique est en panne mais
avec une moto cela ne devrait pas causer de problème.

Nous irons à l’aventure pour embarquer le 28 juin.

Nous découvrons une petite moto rouge. Stavros, son propriétaire, qui lui observe la BMW,
nous permet de la photographier.--------------------------------------------------la moto "Florette" 40 ans et roule toujours

Après une petite sieste très "mouchetée" nous partons
pour Kalambaka visiter la petite église de Aghios Ghiorghos ------------
– Vème siècle – Achat de petits cadeaux et retour pour le dîner.

Demain départ pour Ioanina.

km 3369


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