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Sterea Helladha

 

14 juin

 

Départ après le petit déjeuner sur le port comme la veille.
Direction Athènes.
Photo du canal de Corinthe, bien sur toujours aussi impressionnant.

Ca commence mal vers Athènes.

Un vent d’une violence extrême nous oblige
à quitter l’autoroute à Elefsina pour emprunter
la route nationale.

L’entrée dans Athènes est infernale.

J’avais noté il y a quelques jours que les grecs « s’hellenisaient »
Les athéniens sont « atteints »

La conduite, vis à vis d’un véhicule visiblement étranger, dénote de la considération qui lui est portée.

Les athéniens n’ont de considération pour personne
et encore moins pour eux même.
Alors pour une moto immatriculée à l’étranger …

Audrey a une réflexion qui résume bien les choses :

" Il n y a pas de spartiates à Sparte,
plus de raisin à Corinthe
et encore moins d’athéniens à Athènes" .

Nous roulons vers le centre puis, Glifadha
et Vouliaghmeni.
On fait une pause pour boire un verre.

 

Il est 11 h. Nous cherchons le camping de Vouliaghmeni. Fermé depuis 3 mois. On en trouve un plus loin sur la route de Sounion. Trop loin d’Athènes.
Les hôtels sont hors de prix et sans garages. Je ne laisse pas Bibiche dehors.
Alors nous cherchons Daphni (il s’y déroulait en août le festival bachique d’Athènes) mais quel Daphni cherchons-nous ? Accentué sur la première ou deuxième syllabe ?

Nous en profitons pour déjeuner dans une petite taverne sur Synghrou.
Puis l’enfer recommence. Je m’énerve.

Nous nous perdons dans les petites rues artisanales du Pirée.

Quitter Athènes ! c’est mon souhait le plus vif.

Pas de Daphni, vent, chaleur, attention de tous les instants dans une circulation dantesque. Place Syndaghma j’espérais un répit, mais les terrasses ont disparu pour être remplacé par des expositions de voitures … les evzones sont seuls … rouler il faut rouler.

Pourtant nous persistons. S’il y a un camping à Daphni on reste. Audrey en pleure de dépit mais admet
qu’il va falloir quitter cet Hadès. Rien à Daphni alors cap sur le Cap Sounion.

Dès lors c’est l’accalmie.

La route est agréable le long du golfe et bientôt
voilà le Cap Sounion et le temple de Poseidon
que nous admirons de loin et nous arrivons
au camping Bacchus.

Audrey est vannée. J’ai le dos cassé.
10 heures de conduites insensées et sur les nerfs.

Décompression… ouzos et nous dînons sur place.

Le bar et la terrasse sont agréables.

km 2373


15 juin



Eole jaloux de Neptune ?
Nous partons visiter le temple
mais il fait un vent à décorner des bœufs.

Il est 9 h et nous sommes seuls.

Grandiose temple dorique qui domine
d’un côté le Saroniko et de l’autre la mer Egée.

Audrey toujours à ses trouvailles
et moi à mes photos.

Il faut tirer à grande vitesse le vent l’impose.

Une fois de plus nous quittons le site quand la cohue arrive …

Nous chargeons bibiche direction Rafina.

L’implantation du nouvel aéroport d’Athènes « Elephterios Venizelos »
a quelque peu chamboulé le réseau routier.

Nous déjeunons sur le petit port de pêche de Lavrio.

Lavrio petit port deviendra grand ...

Trouver Rafina relève d’un jeu de devinettes. Après de nombreux efforts et de déductions nous finissons
par découvrir un petit panneau « Rafina » caché sous les eucalyptus.

Kokino limanaki est un joli petit camping tout près de Rafina.

A partir de là nous pouvons nous rendre à Athènes en bus ! et visiter quelques îles de l’archipel des Cyclades.

Le lendemain c’est dimanche et en attendant personne ne veux de nos $US et encore moins
de nos travellers American Express.

Un serveur du bar du camping condescent toutefois de nous changer 200 $US.

Nous avons épuisé le dernier paquet de « Panter Mignon » et ici autant l’essence est peu chère
autant les cigares sont onéreux.

Audrey est allé se baigner pendant que j’allais au village me renseigner sur les bus et les excursions en bateau. Nous dînons sur le petit port de Rafina d’un excellent « döner kebab »

km 2478

 

16 juin


Nuit infernale. Moustiques.

Audrey était mal, elle a vomi deux fois et par deux fois elle a essayé de dormir hors de la tente sans succès.

Au petit matin elle décime tous les insectes présents sous la tente et nous prenons un peu de repos.

Hier nous avons rencontré deux couples de motards (Honda 1100 style hamac).

Un peu perdus par la langue et le dépaysement et malades à cause du changement de nourriture.

Il y en a qui devraient emmener leur steak-frite en promenade. Ils repartent ce matin vers le sud. On leurs file quelques tuyaux.

Pour Athènes il semble que nous ayons finalement fait le bon choix. Aujourd’hui c’est dimanche, donc les athéniens partent vers la mer, ils sortent de la capitale. Nous arrivons à Athènes, nous rentrons. Ca doit pouvoir coller sans trop de difficultés au niveau de la circulation.

Nous décidons d’y aller quand même en moto. Après un petit déjeuner sur le port
– toujours rien au camping avant 10 h –

En route pour la capitale.

Messoghion, Sophias et nous voilà au pied
de l’acropole sans encombres.

Accès 12 euros mais cela en vaut la peine.

Ballade parmi les échafaudages, les nuées
de touristes babeliques, la poussière et le vent.

L’acropole, depuis le naos d’entrée le temple d’Athéna, jusqu'au musée et l’erechteion
est un énorme chantier.

Mais où sont passés les jours paisibles quand on pouvait déambuler tranquillement presque seul !


Nous apéritivons près du parking des cars
et déjeunons en plein cœur de Plaka.

Bibiche se comporte beaucoup mieux en ville
depuis que je lui ai changé les bougies.

Nous passons l’après midi au musée archéologique.

Poseidon, le jockey et le masque d’Agamemnon
ont changé de place mais sont toujours là !




Nous revenons par Alexandrias, le stade le l’Olympiakos et Messoghion.
Les athéniens aussi rentrent mais dans l’autre sens.


Apéro sur le port de Rafina.

Nous y reviendrons pour le dîner.
Achat de produits anti-moustiques.

km 2546


17 juin


Les produits anti-moustiques ont été à la hauteur.
Donc bonne nuit !
----------------------------------------------------------------------------------------------------le jockey du musée d'Athènes

Réveil 6 h et départ vers un petit déjeuner (le plus cher du voyage) sur le port.

Nous rejoignons l’autoroute par Marathon pour éviter de pénétrer dans Athènes.

Grammatiko, Vravrona, où nous découvrons un site magnifique.

Un temple dorique perdu dans la verdure.

Temple du IXème siècle av. JC, dédié à Artemis
et dont la vocation était d'héberger et élever des fillettes
(les "arktoi" ou "ourses") dans le but de les préparer
à leur vie d'épouse et de mère de famille.

Nous reprenons la route vers Kapandriti
et nous voilà dans l’enfer des camions et des bus.

Avec le vent en moins cela va mieux. Nous quittons l’autoroute vers Thiva (Thèbes).

Petit ouzo sur une terrasse ensoleillée . Aucun touriste ici. Rien a voir sinon un musée fermé.


Nous repartons vers Livadia et Arachova.

Voici le Mont Parnasse.

Un routier pour déguster des souvlakia
et nous faisons notre entrée à Delphes.

La route par Arachova est magnifique, paysages
de montagnes et forêts d’oliviers.

Nous choisissons le camping Apollon – Delphes oblige – Magnifique vue sur le golfe de Corinthe et ses interminables oliveraies.

Piscine et baignade.

Audrey se teinte du bleu du bassin.

Le village après 35 ans …
est méconnaissable... Tourisme.

Le patron d’un cybercafé avec qui je discute
s’avère être le fils de Nikos qui à l’époque
(garde champêtre) tenait le « periptero » du village.

Je l’avais connu.

Demain réveil tôt pour visiter le site avant la foule. Il y a du monde ici. Il faut que j’appèle Stella pour lui dire que nous ne passerons pas en Turquie.

Nous dînons sur place.

km 2766

18 juin

Bonne nuit à la belle étoile.

Toujours les tortillons anti-moustiques qui opèrent.
Réveil donc très joyeux et petit déjeuner très copieux pour 9 euros pour deux.

Départ pour le site de Delphes.

Nous sommes peu nombreux mais un car
de touristes quand même malgré l’heure matinale.

Depuis 35 ans bien des choses ont changé.

Un magnifique musée tout neuf.
Les accès ont été modifiés de même que le prix du billet.

Nous attaquons l’ascension, car la visite de Delphes
est une permanente montée jusqu’au plateau du stade.

Le temple des oracles, les « trésors », le théâtre.

Au fond en bas on distingue la tholos d'Athéna Pronaia et le gymnase.

Descente et visite du site inférieur. Il fait très beau et très chaud vers la source et un verre de véritable
jus d’orange est le bienvenu.

l'aurige
chapiteau ionien
l'amphalos
le temple d'Apollon
la tholos d'Athéna
le gymnase

 

Nous déjeunons sous les platanes dans le village mais la retsina locale est imbuvable… !
Petite sieste, baignade et nous allons visiter le musée à la fraîche vers 17 h 30
.

le Sphinx naxien du musée de Delphes

Je rencontre la femme de Nikos a qui on achète cartes postales et timbres.

Retour au camping pour dîner. Demain départ pour Volos par Amphissa et Thermopyles

km 2789

 

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